Rapport d’activités 2014

SOHRAM – CASRA

Centre d’Action Sociale, de Réhabilitation et de Réadaptation pour les Victimes de la torture et de la violence / Diyarbakir, Turquie

Rapport d’activités 2014

Informations générales sur le Centre sohram-casra ……………………….. 2
Evénements marquants de 2014 et Activités de SOHRAM-CASRA pour

poTurquie ……………………………….

les Réfugiés, pour la Paix et Contre la violence …….. ……………….. 3-5
Programme de soutien éducatif………………………………………………………. 6-7
Programme de thérapie ……………………………………………………………………. 7-8
Infrastructures et prestations communes…………………………………………… 8
Les organisations qui soutiennent SOHRAM CASRA ………………………………. 9
Comment soutenir SOHRAM-CASRA…………………………………………………. 10

 

 

 

 

 

 

 

INFORMATIONS GÉNÉRALES SUR LE CENTRE SOHRAM-CASRA

Le but principal qui est à l’origine de SOHRAM-CASRA à Diyarbakir est la réintégration des victimes de la torture, de la violence et des réfugiés de la guerre.

Initiative locale, qui fait appel aux forces locales, le Centre veut rétablir, avec des moyens modestes, la dignité de l’être humain, en aidant les victimes de la violence, de la torture, de la guerre, des troubles sociaux, de la violence familiale, du harcèlement sexuel.

Le Projet SOHRAM/CASRA existe depuis 2000 à Diyarbakir. Deux principes fondamentaux régissent en permanence les activités du Centre: Rester indépendant de toute organisation politique et Rejeter l’emploi de toute violence. Une attention particulière était accordée aux femmes et aux enfants. 

SOHRAM a été le premier centre de psychothérapie ouvert à tous dans la région et reste le seul à ce jour.

Petit à petit, SOHRAM a développé un programme de dialogue interculturel et interreligieux, s’efforçant de créer des rencontres entre toutes les populations, toutes les minorités ethniques, ainsi qu’entre les religions, surtout entre les chrétiens (Syriaques, Arméniens), et les musulmans et les alévis.

SOHRAM considère que la réhabilitation des victimes et leur réadaptation sociale sont des éléments indissociables d’un projet complet. Grâce à une complémentarité d’aide sur les plans physique, psychique et social, les personnes qui bénéficient de nos services pourront réintégrer la société comme individus libres et autonomes.

La spécificité de SOHRAM est de faire un travail global qui comprend Education, Thérapies, Approche interculturelle et interreligieuse et Aide aux réfugiés. Il ne sert à rien de faire une psychothérapie si l’on ne peut pas trouver du travail. Il ne sert à rien de recevoir une couverture quand on est réfugié(e) si on ne trouve pas un lieu de vie et si les mentalités de la population ne changent pas. Si l’un de ces programmes ne peut pas être réalisé, c’est tout le concept de SOHRAM qui s’écroule.

Pour atteindre cet objectif, nous avons mis sur pied:

·un programme de Soutien éducatif

·un programme de Thérapie pour les victimes traumatisées

·un programme Dialogue interculturel  et interreligieux / Communications

·un programme d’Aide aux réfugiés

complétés au besoin et selon les possibilités, par des appuis:

·une Aide médicale (consultations et médicaments gratuits)

·une Aide juridique (consultations et préparation de dossiers)

·une Aide sociale (recherche de travail, distribution d’habits de seconde main, conseil, distributions urgentes pour des réfugiés de la guerre)

activites de SOHRAM pour les refugies, pour la paix et contre la violence

2014 : Evénements récents : Les événements récents au Moyen Orient  ont donné à SOHRAM une importance et une mission nouvelles: ces événements sont notamment l’afflux de réfugiés venant de Syrie et d’Irak (guerre civile qui dure depuis 3 ans en Syrie et, depuis l’été 2014, les exactions de Daesh, le nouvel Etat islamiques qui s’est proclamé califat et qui massacre  ceux qui ne se convertissent à leur façon de voir l’islam). Enfin, la montée de l’islamisme (interprétation intolérante de l’islam qui condamne tous ceux qui n’adhèrent pas à leur compréhension de l’islam) a favorisé une atmosphère de haine ethnique et religieuse. A cela s’ajoute le fait que – comme dans tous les pays d’Europe – l’afflux de réfugiés crée une atmosphère de rejet et de nationalisme.

Nouvelles missions de SOHRAM : Les missions nouvelles de SOHRAM so nt l’accueil des réfugiés, et  le dialogue inter-ethnique et inter-religieux. Mais il faut aussi maintenir les activités antérieures. Toutes ces tâches dépassent de beaucoup les capacités dont disposait jusqu’ici la petite équipe de SOHRAM, constituée de son directeur, de 4 ou 5 salariés (psychothérapeutes, assistante sociale) et de quelques bénévoles (juriste, enseignants, médecin).  On a souvent dit que le travail pour la paix n’était possible que si les mentalités changeaient. SOHRAM devra donc intensifier son travail dans ces domaines. Ils participent à un effort général pour le “peace-building”  Pour cela, SOHRAM va devoir engager des forces nouvelles

Les nouveaux programmes de SOHRAM sont des projets à long terme, incluant le développe­ment de la culture intellectuelle :

  • Ouvertures aux autres ethnies et aux autres religions
  • Libération d’un fondamentalisme médiéval, comme le pratique actuellement Daesh en Syrie et en Iraq
  • Etablissement de relations durables aves les réfugiés de la guerre syrienne.

Le problème des réfugiés en Turquie et particulièrement à Diyarbakir : Depuis l’aggravation de la guerre civile en Syrie, soit depuis 2012, et depuis les exactions commises par les terroristes de l’Etat islamique (Daesh) en été 2014, les réfugiés affluent en Turquie. Diyarbakir est proche de la frontière syrienne et irakienne. Le gouvernement turc donnait, en novembre  2014, le chiffre de 2 millions de réfugiés en Turquie, sûrement inférieur à la réalité. Seuls 220’000 sont hébergés dans des camps ouverts par le gouvernement turc et par le Haut-Commissariat des Réfugiés. Selon la Fondation syriaque d’Istanbul  , il y a 44’000 réfugiés chrétiens en Turquie. Ces camps sont souvent contrôlés par des groupes islamistes, ce qui rend la vie encore plus difficile pour les Chrétiens (Syriaques, Arméniens, etc.),  les Yésidis, les Alévites, les Arabes, les Kurdes, etc. Ceux qui ne sont pas hébergés dans des camps, soit environ 80 % des réfugiés en Turquie doivent se débrouiller, demander l’hospitalité, coucher dans la rue, mendier. Les plus fortunés essaient de fuir la Turquie.

On estime à 900’000 le nombre de réfugiés dans la région de Diyarbakir (sud-est de la Turquie). Comme dans tout pays qui connaît un afflux massif de réfugiés, la population développe une hostilité croissante envers eux. Il se pose en outre la question de la langue: ces réfugiés parlent en général arabe, langue qui n’est  parlée que par une minorité en Turquie; quelques-uns parlent kurde et ont plus de chance de se faire comprendre dans les régions kurdes de Turquie et de trouver des petits boulots. L’inquiétude augmente à l’approche de l’hiver qui peut être très froid dans cette région. Les plus malheureux sont les malades, les femmes enceintes, les enfants, les vieillards, celles et ceux qui appartiennent à des minorités religieuses (Chrétiens, Juifs, Yésidis, Alévites, etc.).Les réfugiés hors des camps ne reçoivent aucune assistance de l’Etat ni d’aide internationale.

L’activité de SOHRAM

Réfugiés Syriens –Depuis l’automne 2013, SOHRAM s’efforce d’aider les réfugiés en obtenant pour eux de l’alimentation ou de l’hébergement gratuit, en offrant des cours de turc, en soignant les malades et en scolarisant des enfants. Une attention particulière a été accordée aux bébés, et une récolte de lait a été organisée avec l’aide financière des amis suisses de M. Binbay.

Sohram a fourni de l’aide aux réfugiés syriens en 2014

  • Distribution de 372 couvertures, 75 poêles et appareils de chauffage d’électrique, 50 matelas.
  • 107 familles ont reçu 8 tonnes de charbon,
  • 1’684 personnes ont pu bénéficier de notre boutique,
  • 45 personnes ont reçu une aide juridique, 87 des médicaments,
  • 138 bébés ont reçu de l’alimentation (4 litres du lait par semaine pour chaque bébé et farine du riz),
  • 117 des aides alimentaires,
  • 384 personnes ont eu des entretiens avec une assistante sociale.
  • 52 personnes suivent des psychothérapies et des traitements médicaux,
  • 39 personnes se sont inscrites à des cours de turc et 32 ont reçu une aide pour leurs frais de transport.
  • 36 enfants ont été intégrés dans notre programme soutien éducatif.

Notre programme pour réfugiés crée un contact durable pour le futur entre SOHRAM et les réfugiés, même si un jour ils rentrent en Syrie.

La montée de la haine interethnique et interreligieuse

On parle beaucoup cette année des massacres perpétrés contre les Arméniens et autres chrétiens il y a cent ans (1915). Cette hostilité n’a pas disparu. En outre le problème kurde n’est pas résolu, même si la guerre entre le PKK et l’Etat turc a cessé. L’indépendance de facto du Kurdistan irakien, soutenu par l’Occident en raison de sa résistance au Daesh (Etat Islamique), attise les sentiments des Kurdes en Turquie. En outre, le retour vers un islam strict prôné par le président Erdogan (même dans un Etat laïc), ne rend pas faciles les relations avec les chrétiens et les autres minorités religieuses.

Les activités de SOHRAM 

Arc-en-ciel : Depuis cinq ans, SOHRAM organise des rencontres interculturelles (fêtes où chaque ethnie présente des chants et des danses), et interreligieuse sous le nom: “Avec nos couleurs culturelles et religieuses, nous formons un Arc-en-ciel dans notre pays”. Des musiciens ont chanté dans les 11 langues qui sont parlées en Turquie (Turc, Kurde, Arabe, Arménien, Syriaque, Zaza, Géorgien, Laz,  Roum, Grec, Azerbaïdjanais). Les chœurs de l’église orthodoxe Syriaque et de l’église catholique Chaldéenne ont chanté en syriaque. Ensuite, le chœur de l’église Syriaques, le groupe de Sema des Alévis et les derviches tourneurs sont montés sur scène ensemble en signe de fraternité, d’égalité et d’union des religions. (Voir www.sohram.com) Chrétiens, sunnites, alévites et un nombreux public étaient rassemblés pour Arc-en-Ciel

SOHRAM éduque à la paix : D’année en année, les séminaires réguliers que nous avons commencés en 2004 avec 7 à 10 participants sous le titre « LES AUTRES SONT COMME NOUS – NOUS SOMMES COMME LES AUTRES » rencontrent un succès grandissant. Les thèmes qui y sont traités sont : cours sur les 3 religions monothéistes, ouverture aux différentes cultures et religions, promotion de la tolérance, du respect de l’autre et de l’égalité. Gratuits, ces séminaires sont ouverts à tous, jeunes ou adultes, à raison de 4 heures par semaine. 126 personnes y ont participé en 2014. Depuis le commencement en 2004  jusqu’à présent,  987 personnes ont participé à ce séminaire.

Dialogue interreligieux : Depuis 2004, le directeur de SOHRAM Yavuz Binbay se rend dans l’église Syriaque Sainte Marie de Diyarbakir, le jour de Noël et le jour de Pâques, avec tout un groupe de musulmans, pour saluer la communauté chrétienne. Nos étudiants et volontaires se réunissent au local de SOHRAM pour aller à l’église. Le 25 décembre 2014 nous sommes allés à l’église orthodoxe Syriaque avec 37 volontaires et le 26 décembre avec 42 volontaires à l’église catholique Chaldéenne.

Le 27 avril nous avions participé à la célébration du Pâque. Ces célébrations avec nos frères et sœurs Syriaques sont devenues une coutume pour SOHRAM. Nous observons que la graine de fraternité que nous avons plantée est arrivée à floraison.

SOHRAM-CASRA a également organisé une réunion avec 42 participants (Arabes, Kurdes et Turcs) sur le thème « L’égalité des Religions » le 24 décembre 2014.

Chaque année depuis 2008, nous nous rendons également au monastère Dar’ul Zahfaran de Mardin où le métropolite, Mgr. Saliba Ozmen est devenu un ami de SOHRAM. Cette année notre délégation était composée de 16 bénévoles. Au cœur de ces rencontres, la promotion de la connaissance des autres religions et cultures et la recherche des traces historiques du dialogue entre islam et christianisme.

Toujours dans le souci de la compréhension de «l’autre», ont eu lieu en 2014 pour la douzième fois, des rencontres à Siirt et à Tillo, organisées par SOHRAM. Quelque 600 personnes y ont participé, dont quelques-unes en famille. Au cœur de ces rencontres : la promotion de la connaissance des autres religions et cultures, par une recherche commune des traces de dialogues historiques entre l’islam, le judaïsme et le christianisme.

Autres célébrations : Journée mondiale des Nations Unies contre la torture  (26 juin) : Le 8 juin 2014 s’est tenu notre seizième pique-nique annuel, sous le slogan   CEUX QUI VOUS ONT FAIT PARLER SOUS LA TORTURE VEULENT MAINTENANT QUE VOUS VOUS TAISIEZ “. Il y a eu plus de 2’000 participants dont des dizaines de victimes de la violence avec leur famille. (Voir) Nous avons distribué aux participants la brochure du barreau d’Istanboul  « Les règles juridiques de la détention en Turquie et les droits juridiques des détenus ». Un grand pique-nique a été organisé par SOHRAM le 8 juin 2014

Le matin du 25 juin, comme chaque année, des enfants ont fait voler des cerfs-volants depuis la muraille de la ville de Diyarbakir, pour protester contre la torture et la guerre. Ils ont aussi écrit des souhaits qu’ils ont fait flotter dans la rivière du Tigre. Il y a eu 30 participants.

Le 26 juin notre service de psychothérapie a organisé un séminaire sous thème « LES ENFANTS DANS DES CONDITIONS DE LA GUERRE ET DE LA MIGRATION». Il a eu lieu dans notre salle du centre, et il était ouvert au public. Cette séance a réuni 43 personnes

SOHRAM a participé au Forum Mondial des Droits de l’Homme à Marrakech en novembre, invité par le National Human Rights Council of Morocco.

Visites – Durant l’année 2014, SOHRAM a reçu plusieurs visites: celle d’un groupe d’étudiants de la Haute École pédagogique de l’Université de St-Gall. Des délégations d’experts en éducation de St-Gall avaient déjà visité trois fois le Centre au cours des années précédentes, et une délégation de l’ambassade Suisse.

PROGRAMME DE SOUTIEN ÉDUCATIF

Ce programme, qui existe depuis le début de l’activité de SOHRAM, n’a pas pour but de se substituer à l’école publique, qui demeure d’excellente qualité. Mais étant donné qu’elle est obligatoire sans être tout à fait gratuite, SOHRAM aide les enfants issus de familles démunies, victimes de la torture et de violences, ou de familles réfugiés victimes de la guerre. – afin qu’ils puissent d’abord fréquenter l’école publique et ensuite accéder à une formation avec une perspective d’avenir.

Les critères de prise en charge de SOHRAM sont bien définis : la famille ne doit pas être en mesure de payer elle-même la scolarité de l’enfant. Pour chaque enfant qui demande l’admission, nous constituons un dossier.

Notre projet éducatif a permis, durant la décennie écoulée, à un bon nombre de jeunes de poursuivre leurs études ou de trouver du travail, et ainsi les a aidés à se réintégrer dans la société. Depuis le début du projet en l’an  2000,

  • 1’412 enfants ont pu, grâce à SOHRAM, continuer et terminer leur scolarité
  • 182 étudiants ont réussi à entrer à l’université, et 39 étudiants ont terminé leurs études universitaires. Actuellement, il y a 143 étudiants aux différentes universités de Turquie que SOHRAM a scolarisés ou ré-scolarisés, ou avait soutenus de manière suivie depuis l’école primaire ou secondaire ou au lycée. 19 de ces étudiants enseignent bénévolement au Centre SOHRAM.
  • 236 femmes ont suivi des cours d’alphabétisation
  • Actuellement nous avons 168 étudiants dans notre programme d’éducations. 36 de nos étudiants sont Syriens.
  • Cours de turc pour réfugiés arabophones de Syrie et d’Irak : 68 élèves, 4heures par semaine, depuis le 7 décembre 2013 (39 élèves en 2014). Ces cours facilitent les contacts avec l’entourage et la recherche de travail.

Pour les autres jeunes, qui ont achevé leur scolarité obligatoire mais ne savent pas encore ce qu’ils pourraient faire dans la vie, le service social de SOHRAM cherche soit une possibilité de formation professionnelle, soit une place de travail.

Notre service social et le service de psychothérapie ont coordonné plusieurs réunions avec les familles des étudiants sur la communication intrafamiliale et sur la santé psychologique.

Jour après jour, nous voyons nos enfants et jeunes retrouver la confiance en eux-mêmes et dans la collectivité. Ils voient des perspectives d’avenir pour leur vie et deviennent capables de prendre leurs responsabilités.

PROGRAMME DE THéRAPIE

Nous avons déjà évoqué la tragique recrudescence de la torture et de la violence. Tout cela dans une région où la situation géopolitique et culturelle véhicule diverses formes de violence – parfois latentes, parfois manifestes – s’exprimant à tous les niveaux de la société. Ces formes de violence peuvent constituer un danger pour la santé mentale d’une personne.

Un Centre toujours unique. Jusqu’ici SOHRAM-CASRA reste le premier et seul organisme dans la région offrant un traitement psychothérapeutique gratuit pour les personnes traumatisées.

SOHRAM propose aux patients ayant subi des traumatismes une prise en charge individuelle par l’un de nos 3 psychothérapeutes. Nos spécialistes ont en effet constaté que ces patients sont d’une part d’une grande fragilité, et que d’autre part ils s’investissent très difficilement dans des thérapies de groupe, cela aussi pour des facteurs psychologiques et culturels. L’écart de résultats obtenus entre la psychothérapie individuelle et la psychothérapie de groupe est significatif et justifie le choix de notre méthode.

Bilan de notre projet de thérapie : Depuis la création de notre Centre SOHRAM-CASRA, nous avons accueilli 2’800 victimes, femmes,  hommes et enfants ayant été victimes de la torture ou traumatisés par le vécu de la souffrance de leurs parents.

Voici quelques informations et chiffres sur nos patients: En 2014, 183 victimes de tortures, de maltraitances et de la guerre nous ont demandé de l’aide: la plus jeune avait 11 ans et les plus âgés 73 ans. On peut statistiquement les répartir selon l’un ou l’autre des critères du tableau suivant:

  Nombre de personnes
Critère 1 Origine ethnique Arabes

62

  Turcs 9
  Kurdes 87
  Zazas 19
  Syriaques 6
   
Critère 2 Niveau d’instruction Analphabètes 11
  École primaire 42
  Secondaire 41
  Lycée 65
  Université 24
   
Critère 3 Causes de maltraitance Politiques 94
  Délits de droit commun 2
  Violences intrafamiliales 35
  Autres causes  (victimes de la guerre) 52
   
Critère 4 Lieux où la violence a été A la police 94
infligée aux victimes A la gendarmerie 2
  Au sein de la famille 35
  Autres lieux (victimes de la guerre) 52
   
Critère 5 Sexe des victimes Femmes 92
  Hommes 64

 

 

  Minuers moin de 18 ans

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Tous les services médicaux et thérapeutiques qu’offre SOHRAM-CASRA à ses patients sont gratuits.

Nous insistons ici encore une fois sur le fait que les demandes de thérapie continuent malheureusement à augmenter, dépassant fortement les capacités de nos services et nos possibilités financières! Malgré cette situation précaire en 2014, nous avons pu offrir des soins de réhabilitation à 183 personnes !  

Grâce au soutien de la Suisse nous avons pu assurer la continuation de nos activités. Un soutien financier et moral majeur nous a été donné depuis plusieurs années par l’Ambassade suisse à Ankara Depuis 2014, nous avons reçu un soutien direct du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). C’est un grand encouragement !

Infrastructure et Prestations communes

du Centre SOHRAM

 Locaux.En plus d’une salle de classe, les élèves ont à leur disposition une salle d’étude et une petite bibliothèque que nous complétons et adaptons chaque année aux besoins des écoliers.

SOHRAM met également à disposition une cantine pour les enfants

Repas gratuits.Pendant la semaine, un repas de midi est préparé dans la cuisine du Centre pour les écoliers et les enseignants; et pendant les week-ends, pour les étudiants et les enseignants des cours complémentaires. Ce sont des mères volontaires qui cuisinent ces repas. Les patients qui suivent les traitements de psychothérapie dans notre Centre reçoivent également une restauration. Ainsi, sur l’année, environ 250 personnes bénéficient du service des repas de SOHRAM.

Service social.Réintégrer dans la société des victimes de toutes sortes de violences est un travail de longue haleine et qui ne peut pas se limiter à l’éducation et aux soins médicaux et psychologiques. Il doit donc être complété par un certain nombre d’aides d’ordre social. Voici ce qu’offre le Service social de SOHRAM:

  • Une assistante sociale, épaulée par une dizaine de volontaires, visite des familles et des classes d’école des enfants aidés par SOHRAM afin de dépister assez tôt les problèmes (de santé, psychologiques, sociaux, administratifs…) et y trouver une solution.
  • Le même service aide réfugiés, jeunes et moins jeunes pour la recherche de places de travail et d’apprentissage. En 2014, il a procuré 32 emplois et 9 places d’apprentissage.
  • Ce service gère également la boutique de vêtements et accessoires pour le ménage de seconde main, qui se trouve aussi dans notre Centre. 6‘679 personnes ont apporté des vêtements et autres objets courants usagés : au total ce sont presque 36’900 objets divers, qui ont été distribués sur plus de 200 jours et qui en ont fait bénéficier 7’782 ménages.

Les réfugés Syriens et les habitants Diyarbakir bénéficient de notre boutique

 Service d’aide juridique. – Une avocate travaille bénévolement dans notre service juridique. Ainsi nous pouvons offrir des conseils juridiques gratuits aux victimes de la torture et de la violence qui viennent déposer leur dossier chez SOHRAM. En 2014, 56 des réfugiés Syriens et 12 autres victimes de la torture et de la violence, au total 68 personnes, ont bénéficié de ces consultations juridiques. En outre, notre avocate donne des séminaires aux étudiants et aux femmes sur les droits de l’enfant et de la femme.

ORGANISATIONS QUI SOUTiENNETS NOTRE CENTRE

Grâce à leurs généreuses contributions, additionnées à celles d’un nombre important de  donateurs privés, notre travail a pu être poursuivi en 2014. Au nom de toutes les victimes que nous avons pu aider, nous remercions vivement tous les donateurs, et en particulier les organisations ci-dessous.

  • Ambassade de Suisse à Ankara
  • Département Fédéral des Affaires étrangères, Suisse
  • Église réformée Lucerne (Suisse)
  • Une fondation anonyme de Bâle (Suisse)
  • Fondation Pro-Anima (Suisse)
  • Réintégration au lieu d’exil, association de soutien à SOHRAM-CASRA (Suisse)
  • ONU – Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture.
  • ACAT-Suisse – Action des chrétiens pour l’abolition de la torture – Berne
  • OAK-Foundation de l’IRCT (International Réhabilitation Council for Torture Victims) Copenhague
  • OMCT – Organisation mondiale contre la torture, Genève
  • Section suisse d’Amnesty international

Adresse du Centre SOHRAM:

SOHRAM – CASRA

Kurt Ismail Pasa Mah. 2.sokak Demiray Apt. Kat:3/8  ofis / Diyarbakir / Turquie

Tél.: 00 90 412 224 44 77

e–mail: sohram@hotmail.com -site d’Internet: www.sohram.com (langue: turc et français)

 

Diyarbakir, janvier 2015 Yavuz Binbay,

Président de SOHRAM-CASRA

 

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Comment soutenir SOHRAM-CASRA?

L’Association de soutien suisse «RÉINTÉGRATION au lieu d’EXIL» (RAE) récolte des fonds, en Suisse pour le Centre SOHRAM, qu’elle lui reverse intégralement, sans déductions administratives.

«Réintégration au lieu d’Exil», fondée en 2004 à Fribourg, est une organisation de bénévoles et reconnue d’utilité publique ; les dons provenant de Suisse sont déductibles des impôts, selon le droit fiscal de chaque canton.

Membres du comité de RAE en 2013: Susi Zbären, présidente d’honneur; François de Vargas, président; Rosy Deschenaux, trésorière; secrétaire;  Norbert Schütz.

Versements bancaires :

 

Banque Cantonale

CH-1701 Fribourg

Clearing 00768

en faveur du cpte no CH03 0076 8250 1175 1691 8

RÉINTÉGRATION AU LIEU D’EXIL

soutien à SOHRAM-CASRA, Diyarbakir

Code IBAN: CH03 0076 8250 1175 1691 8

Code SWIFT: BEFRCH22

Versements par La Poste suisse :

 

Banque Cantonale

CH-1701 Fribourg

Compte postal 17 – 49 – 3

en faveur de

CH03 0076 8250 1175 1691 8

soutien à SOHRAM-CASRA, Diyarbakir

 

Contact – renseignements – des comptes et du budget de SOHRAM et de RAE ou de toute autre documentation:

François de Vargas

Président de RAE

28 Ch. de Bellevue

1005 Lausanne

e-mail: devargasf@bluewin.ch

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